L’hiver est arrivé : êtes-vous prêt?
Quand la température chute, toutes les faiblesses d’un poulailler deviennent évidentes. Les infiltrations d’air, les mauvais flux de circulation et l’excès d’humidité se traduisent rapidement par une hausse des coûts de chauffage, un stress accru pour les oiseaux et des performances inégales.
Selon Gabriel Gagné‑Marcotte, président d’Énergie Solutions Air :
« Quand on parle de la condition de la litière, la période critique se situe toujours autour de 18 à 23 jours d’âge des oiseaux. C’est durant cette période qu’il faut concentrer nos efforts pour s’assurer d’une bonne fin de lot. »
Les 3 principaux défis de l’hiver:
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Humidité et problèmes de litière
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Une litière humide crée un environnement plus propice à des maladies comme l’hépatite à corps d’inclusion (IBH), l’Enterococcus cecorum (EC) et la maladie de la bourse de Fabricius (IBD)
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Une hausse des maladies entraîne inévitablement davantage de condamnations et des pertes de performance, ce qui a un impact direct sur la rentabilité.
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La litière agit comme une éponge qui contribue à équilibrer le taux d’humidité dans le bâtiment. Cependant, lorsqu’elle est utilisée trop longtemps ou sollicitée au-delà de sa capacité, les problèmes commencent à apparaître : la litière se compacte, retient davantage d’eau et les conditions deviennent beaucoup plus difficiles à corriger par la suite.
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Pertes de chaleur et infiltrations d’air
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Des entrées d’air non contrôlées créent des zones froides qui peuvent forcer les appareils de chauffage à fonctionner plus longtemps, ou pour de mauvaises raisons.
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Les courants d’air froid et le stress qu’ils occasionnent par une répartition inégale des oiseaux dans le poulailler.
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Même de petites fuites peuvent nuire aux flux de distribution d’air et réduire l’efficacité de la configuration standard des entrées d’air.
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Mauvaise distribution de l’air
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Une pression négative adéquate donne à l’air frais suffisamment de vitesse pour traverser le bâtiment et se mélanger à l’air chaud, plutôt que de tomber immédiatement près des entrées d’air.
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En l’absence d’une pression négative suffisante, l’air froid ralentit trop tôt et se mélange trop rapidement à l’air intérieur. Il en résulte la formation de gouttelettes d’eau et une dégradation accélérée de la qualité de la litière à proximité des entrées d’air.
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Ces zones froides finissent par créer des microclimats, qui se traduisent par une croissance inégale, une qualité de litière variable et, au final, une diminution de la performance globale du lot.
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Liste de préparation pour l’hiver :
- Inspecter et sceller les fuites d’air du bâtiment. Ajuster l’ouverture des entrées d’air.
- Maintenir une pression statique négative entre 0,06 et 0,12 po CE pour d’assurer un bon mélange de l’air. Adapter les réglages selon la largeur du bâtiment pour optimiser la distribution de l’air.
- Nettoyer et inspecter les ventilateurs, les entrées d’air et les capteurs.
- Surveiller quotidiennement le taux d’humidité et la condition de la litière (cible : en dessous de 65 % d’humidité).
- Ajuster le stade de ventilation minimale en fonction du taux d’humidité mesuré.
Les recommandations d’ESA pour un hiver plus efficace
Évidemment, nous croyons en ce que nous faisons. Oui, il est possible de maintenir une excellente qualité d’air pendant un lot d’hiver typique, en assumant les coûts de chauffage qui en découlent. Toutefois, nous sommes convaincus qu’un échangeur d’air constitue une solution de ventilation supérieure.
Non seulement cet équipement peut générer des économies d’énergie d’environ 50 %, mais il offre également un outil tout-en-un qui contribue à améliorer la qualité de la litière. De plus, il simplifie grandement la gestion de l’équilibrage des débits d’air, des entrées d’air, de la pression statique, etc.
En somme, plutôt que de simplement suivre la courbe minimale de ventilation, il devient possible de miser sur un outil qui aide à optimiser les débits de ventilation et la performance globale du bâtiment.